mardi 30 décembre 2008

Vacances

Mercredi 24
On a pris l'Eurostar chargés comme des mulets avec nos cadeaux, pour arriver à 17 heures à Paris Gare du Nord. Les correspondances furent difficiles mais je suis quand même arrivée à Antony à 18 heures pendants que Mateo continuait sur Villebon pour récupérer une voiture.
Il y avait tout le monde sauf Lauren qui fêtait cette année Noël avec sa mère, et Matthieu qui était avec sa copine dans sa famille.
On a encore un peu pourri le repas en partant comme des voleurs à 23 heures, pour aller faire Noël dans la famille du père de Mateo (chez Kattalyn et Jean-Michel cette année encore, une histoire de travaux chez Oscar et Uxoa si j'ai bien suivi).
Comme d'habitude c'était musique et chant donc comme d'habitude grâce à mon naturel extraverti j'ai regardé, j'ai papoté (me suis démonté la voix) et fumé dehors.
On est rentrés vers 3 heures du matin, bien cassés.

Jeudi 25
Mateo était mal foutu, il a dormi presque toute la journée donc moi j'en ai profité pur faire du pc et me regarder un premier dvd du coffret "Molière la collection" offert par mon père
Le soir on a fait Noël à Villebon avec les parents de Pascale (la maman de Mateo) et Silvio et et sa copine Marie-Charlotte (que les grands-parents ont rencontrée pour la première fois, ils commençaient à désespérer)

Vendredi 26
Tombée du lit à 7 heures du matin (comme dit mon père "Le souvenir d'une villennie commise sans doute", à mon avis une cuisse de confit de canard trop grosse), je suis allée passer la journée à Antony, on a bien tapé le carton.
Le soir Mateo est passé me chercher et on est allés chez les parents de Christian où il y avait pleins de potes (sa soeur Marie, son frère Jean-Noël, Marina, Franz, Séverin...) et on a tous joué à des jeux (même les parents)

Samedi 27
Je crois que la journée je n'ai rien fait, j'ai dû me lever vers midi, en revanche le soir on ets allés en famille (les parents, Silvio et Marie-Charlotte, Mateo et moi) voir le spectacle réservé par la mère de Mateo, La veillée des abysses, de James Thierrée (de son nom complet James Spencer Henry Edmond Marcel Thierrée, ils ont pas trouvé plus long, mais petit fils de Chaplin, excusez du peu!) qui était très très bien.



Dimanche 28
Le midi on a fait Noël à Wissous, avec maman, papi et mamie, mon oncle René, son fils mon cousin François et sa copine Vanui, ma cousine Alice et son copain Patrice et Esperanza.
Le soir avec maman on avait des billets pour Picasso et les maîtres au grands Palais, très chouette expo, très intéressant de voir les tableaux de Velasquez ou Poussin que Picasso utile comme base pour les Ménines ou l'enlèvement des Sabines par exemple.
Et puis Delacroix, Goya, Manet et Degas ne sont pas non plus des mauvais et il est toujours sympathique de les revoir.
Le site de l'exposition ici
Ensuite on avait vu qu'il y avait dans la nef une expo gratuite appelée "Dans la nuit des images", qui avait lieu jusqu'au 31 décembre donc on a voulu y aller "pour voir".
On s'est mises d'accord que ce lieu pourrait passer pour l'allégorie de la folie, ou le fonctionnement du cerveau expliqué aux extra terrestres, enfin c'était très bizarre, faites vous votre idée par vous-même avec le site officiel ou mes photos, j'ai aussi pris les Champs Elysées illuminés.

Lundi 29
C'était l'anniversaire de mon papa, 60 ans quand même ça se fête!
On faisait un diner d'anniversaire à Antony, Lauren était de la partie cette fois, Philippe aussi mais pas Joëlle qui avait chopé la grippe depuis le repas de réveillon.
On lui a offert un voyage au Caire à Pâques, ce qui lui permettra de visiter le musée jusqu'à plus soif et aussi de faire un tour aux pyramides.
Maman avait bricolé un texte démentiel comme quoi il avait un reliquat de jours de congés à prendre, avec en-tête à la Mariane officielle, très sympa. Le télécharger (sans la page avec le détail du vol) ici

Mardi 30
Mateo allait à Paris voir son pote Allesthar donc moi je suis restée à Wissous la veille.
On est allées à paris avec maman car elle voulait aller à l'agence de Nomade Aventures à propos d'un potentiel voyage au Pérou, et aussi pour choisir et prendre en main le nouvel appareil photo qu'elle m'offrait pour mon Noël.

Mercredi 31
Le matin on a eu séance diapo avec Pascale qui a montré des vieilles diapos de famille, très sympa.
Le soir avec maman je suis allée chercher D Geogeo qui arrivait par l'avion et on a réveillonné avec papi et mamie. Ensuite maman qui avait oublié son café à midi s'est effondrée, tout le monde est parti sauf mamie qui a attendu Mateo avec moi, et comme il se fiait à mon portable, réglé sur l'heure anglaise, il est arrivé un peu plus tard que ce qu'on pensait...

Jeudi 1er
Sais plus!

Vendredi 2
Le soir pour fêter l'anniversaire de D Geogeo on allait au restau Hugo (rue Papillon, métro Abbesse), très sympa, on a très bien mangé, et après au spectacle Pourquoi j'ai mangé mon père. C'était un one man show où l'acteur faisait tout, même les bruitages, et c'était très énergique et amusant.

Samedi 3
On faisait un prix de gros sur les anniversaires: papa le 29/12, DGeogeo le 02/01, moi le 3/01 et mamie le 05/01 (belle brochette de bêtes à cornes)
On faisait apéritif dinatoire avec papi et mamie, Geogeo et maman, papa, Espe, Mateo et moi.
J'ai eu beaucoup de mal à empêcher Geogeo de me faire des oreilles d'âne sur la photo

On n'était pas du tout pochtronés, la preuve avec mamie qui s'est jetée sous la table pour choisir qui recevait quelle part de galette

Je note la diplomatie magnifique d'Esperanza (une fois n'est pas coutume ;p) qui, trouvant la fève dans la galette, a décidé de prendre comme roi "le seul qui n'est pas pris" afin de s'éviter les foudres des autres filles!



Dimanche 4
Retour par l'Eurostar de 14h10, ça m'a bien gavée de trimballer ma valise, de rentrer, et d'aller bosser demain... Mais bon comme dit Mateo, "Mexique dans 1 mois et demi"!
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mercredi 24 décembre 2008

Noël sur Internet

Hé oui Noël approche et Internet ne l'oublie pas!

D'abord l'opéra de Londres m'a souhaité un Joyeux Noël, j'y vais une fois par mois et j'achète 2 billets à chaque fois (Kate me rembourse le sien mais ça le ROH ils ne peuvent pas le savoir!!) donc je pense que je ne suis pas une trop mauvaise cliente

(la carte en action)

Ensuite MajorPlayer c'est une agence de recrutement dont je ne me rappelle absolument pa,s mais j'en ai fait tellement que j'ai peut-être vraiment eu quelqu'un de chez eux au téléphone.


Ensuite Andy Slaughter est le MP Labour (travaillistes?) pour Ealing Acton & Shepherds Bush, mais pas pour Hammersmith & Fulham qui est Tory (heu...?) et apparemment ils veulent redécouper et faire une circonscription Hammersmith à laquelle il est candidat. Bref il m'envoie sa newsletter à propos de comment il a bien râlé à tous les trucs que le council a fait (en dernière date, Westfield bien sûr) et ce coup-ci c'est Joyeux Noël (avec un petit rappel de ce qu'il a fait cette année, pub oblige...).


Ensuite une carte assez drôle d'un restaurant du coin de Paddenswick road et Goldhawk road (là où on prend le bus) car ils souhaitent un Joyeux Noël à leurs clients, sauf qu'on n'a jamais mis les pieds là-bas!

Et enfin Noël@Traffic, la carte de voeux evoyée par ma boîte aux clients, en pleurant un peu j'ai réussi à en avoir une (dédicacée par le chef en plus, si dans 10 ans il est une star avec son groupe de musique ça vaudra des millions!!! XD)

(et on a aussi eu une bouteille de Prosecco en cadeaux de Noël haha)

Et sinon Noël sur Internet, c'est aussi retrouver sur Facebook un certain Denwal (qui "[s]'éclate déjà un peu plus comme intermittant du spectacle (ouais! on va foute le nayak chez les rupins de Monaco!)" à Nice), et ça, ça fait plaisir :)

Joyeux Noël à tous!

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dimanche 21 décembre 2008

Noël et Westfield


Vendredi on a fait le repas de Noël de la boite, on est allés manger dans un restaurant thaï sur Shaftesbury avenue, Thaï Square.

Évidemment on est en Angleterre donc on a eu droit au champagne avec le petit speech du boss avant d'y aller, après pendant le repas ils ont pris du vin, et ce salopard de serveur a fini la bouteille dans mon verre pendant que j'étais sortie fumer avec Todd (l'Australien) et Laurence (le commercial, en Anglais Laurence c'est un prénom de garçon), donc une fois le repas fini j'étais heu... soyons honnête, j'avais passé le stade de la légère ébriété...
Mais enfin je savais encore où j'habitais, je me souvenais de qui était le patron donc de pas lui raconter trop de conneries, tout ça.

Et là... Ils ont dit "Bon il y 4h, on va aller au pub"
Arg!
J'avais plus soif, j'avais pas envie de boire davantage, mais bon partir là c'était délicat, dire que je rentrais au bureau ça aurait fait looser, dire que je rentrais chez moi ça aurait fait "c'est bon je vous ai assez vu".
Alors je suis restée, j'ai pris un "Bailey's on ice", c'est à dire le Bailey's mais avec des glaçons, et je l'ai gentiment fait durer 2 tournées histoire de pas me tuer... J'ai eu du mal car Toby (le responsable Info) a bien insisté "Même pas une petite?" (en français dans le texte), mais j'ai tenu bon.
Ensuite vers 5 heures les gens ont commencé à partir, et à 17h30 les derniers pliaient.
Je me croyais sortie d'affaire, mais des clous, il ne restait que Toby et Martin (le graphiste Irlandais), qui avaient respectivement 1/2 heure et 1 heure à tuer et qui ont eu la brillante idée qu'on achète quelques bières et qu'on aille les boire au bureau...
Alors là j'ai lâchement abandonné, j'ai dit que non j'étais plus en état, ça les a fait marrer mais je suppose que je suis une fille donc j'ai le droit d'être "une petite nature"

J'ai donc pris le métro à 6 heures moins le quart, ce qui fait qu'à 18h05 j'étais à Shpeherd's Bush. Et là j'ai décidé que c'était l'heure de ma "Westfield Experience"
Grâce à mes sources infiltrées dans les milieux de la presse (comprenez "Mateo lit le journal Metro, moi pas"), j'ai appris que c'était comme ça qu'on dit ici.
Donc Westfield c'est l'immense centre commercial qu'ils ont mis plusieurs mois à construire etqui a été cause de la fermeture de la station Shepherd's Bush: autant dire que je haissais Westfield avant même son ouverture.
Ensuite il y a eu les pub à la télé "Shopping in a new light" (littéralement "acheter dans une nouvelle lumière" mais je me demande si ça pourrait vouloir dire quelque chose comme "acheter sous un nouvel angle"), que je me tapais 1 à 2 fois par coupure de pub pendant mas soirée Experts ou NCIS. Sachant qu'il y a une coupure de pub tous les 1/4 d'heure, je haissais Westfield encore plus la semaine avant que ça ouvre et les 2 semaines qui ont suivi.
Et puis là je me suis dit qu'il fallait quand même que je voie à quoi ça ressemble!
L'extérieur est décoré pour Noël, ils ont quand même mis le paquet
Mais c'est quand on rentre qu'on comprend vraiment ce que c'est...
Ici une attraction pour les enfants, on ne lésine pas sur les moyens pour permettre aux parents de dépenser de l'argent sans avoir un môme braillard sur les bras pour leur donner envie de déguerpir.
Sinon au niveau des prix évidemment c'est pas donné, mais bon Dior, Prada, Versace et Russel&Broomley n'ont jamais été vraiment bon marché.
Moins prohibitif on trouve des choses comme TopShop ou Zara, mais enfin pas le genre de magasins ou je fais habituellement mes courses quand même.
Au final on a quand même trouvé le cadeau de Georges, et évènement...!!!! *roulement de tambour* Mateo s'est acheté des chaussures. "Mateo??? Une paire de chaussures???" êtes vous en train de vous dire! Mais que nenni! DEUX PAIRES!!
Les bienfaits du bon d'achat mes amis...!

Pour résumer, Westfield y'a trop de monde, mais c'est bô!
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jeudi 11 décembre 2008

Opéra: Les contes d'Hoffman

C'était donc hier mon premier opéra français à Londres, et mon deuxième opéra français en tout et pour tout puisqu'avant celui-ci je n'avais vu que Carmen.

La soirée a commencé de manière assez comique puisqu'en passant le contrôle des billets j'ai découvert que Kate croyait que j'avais son billet alors que je lui avais donné les 3 opéras à venir (les Contes d'Hoffman, Turandot, Rigoletto) le soir où on est allées voir Aïda (et définitivement on en a reparlé, on n'ira plus au ENO - English National Opera - parce que ça nous gonfle que ce soit traduit en Anglais).
Elle m'a donc fait un sourire dépité et m'a dit "Have a nice evening then" (Passe une bonne soirée alors) .
Haha que nenni! C'était sans compter sur mon optimisme à tout épreuve, et le fait qu'elle m'avait raconté la première fois que j'avais commandé que si jamais je ne recevais pas les billets je pouvais les demander au kiosque et ils les réméttraient.
On a donc couru au "box office", elle toute rouge me répétant "Mais vas-y tu risques de rater le premier acte" (quand ça commence on ne peut plus rentrer dans la salle) mais je pensais qu'ils allaient vouloir vérifier mon identité ou contrôler la carte bancaire avec laquelle j'ai fait les achats ou je ne sais quoi.
En fait rien, j'ai montré mon ticket et expliqué qu'elle avait oublié le sien qui était celui d'à côté, la fille a dit que ça avait bien été réservé ensemble et a sorti un nouveau ticket.
Mais évidement comme il y avait du monde, et que grâce à mon sens de l'orientation légendaire je m'étais encore paumée pour allée à l'opéra (un truc de fou je travaille à moins d'une station de métro!!!), on était super en retard!
On a donc couru pour l'ascenseur, parce que monter tous les étages pour aller chercher les places debout tout en haut, moyen... Mais l'ascenseur ça ne lui convenait pas, il ne redescendait pas et le chasseur (on peut dire chasseur ou c'est seulement pour les hôtels?) nous a annoncé d'un air ennuyé qu'il vallait peut-être mieux qu'on courre dans les escaliers... Arg!
On a donc couru, comme on était les dernières, pour de bon, on n'était pas gênées, mais il doit quand même y avoir quelque chose comme 5 étages...
Ce fut épique!
Arrivées en haut il y avait 2 personnes à nos places! Nan mais je rêve, on a des places debout et encore on se les fait piquer!!!
Enfin bon moi je me suis laissée tomber dans l'escalier, j'ai dû mettre 15 bonnes minutes à reprendre un rythme cardiaque normal entre le stress et la course dans les escaliers!

L'opéra donc! Je précise qu'il s'agit d'un opéra posthume d'Offenbach, il n'avait pas fini d'écrire la musique quand il est mort (4 mois avant la première) et il existe donc différentes versions car différentes personnes à différentes époques on complèté voir réarrangé l'opéra.

Prologue ou Acte I
L'action se passe à Nuremberg (oui Hoffman ça fait Allemand, c'est sensé être l'histoire du poète en fait!)
En théorie, une Muse doit expliquer qu'elle veut faire d'Hoffman un poète et le détourner des amours plus humaines, et elle prend l'apparence de son ami Nicklausse pour être près de lui.
En vérité, ce qu'on a vu nous c'est que la scène commence dans une taverne et que tout le monde boit et raconte des histoires et attend Hoffman.
La prima donna Stella envoie la clef de sa loge à Hoffman pour qu'il puisse la retrouver, mais c'est le vilain conseiller Lindorf (une vraie allure de Satan!), amoureux de Stella, qui intercepte la lettre et décide d'y aller.
Hoffman arrive sur ces entrefaites et il est pressé par ses amis de raconter ses déboires amoureux.

Acte I ou Acte II
Il a été d'abord épris d'Olympia, la très belle fille de Spalanzani, dont Hoffman était l'élève. En fait il s'agit d'un automate réalisé par Spalanzani et Coppélius. Hoffman n'y voit que du feu (il utilise des lunettes enchantées fournies par Coppélius mais il faut dire que les invités de Spalanzani sont bernés aussi).
Suite à un bête différent d'argent (Spalanzani a donné à Coppélius en guise de paiement, une lettre de créance d'une banque dont il sait qu'elle a fait banqueroute), Coppélius très fâché revient et détruit la poupée sous les yeux de la foule, qui se moque alors de l'aveuglement d'Hoffman (2 minutes avant ils s'extasiaient qu'Olympia était parfaite, vive la mauvaise foi)


Acte II ou Acte III (dans la version originale, les actes III et IV et étaient inversés)
Hoffman, tout dépité de son expérience précédente, promet de ne jamais retomber amoureux et succombe dans les 5 secondes aux charmes de la courtisane Giulietta. Celle-ci le séduit et lui vole son reflet sur les ordres d'un diabolique personnages, pour obtenir un diamant.
Hoffmann se rend compte de ce qui lui est arrivé, mais ne compte pas renoncer à Giulietta avant de la voir dans les bras de son nouvel amant.
Ici plusieurs versions:
Au départ, furieux d'avoir été trahi, Hoffman veut tuer Giulietta mais c'est son nouvel amant qui reçoit le coup. Dans une autre version, Giulietta meurt empoisonnée en buvant par hasard le philtre destiné à Hoffmann. Dans ma version j'ai juste vu Hoffman partir sans demander son reste, guidé par le faux Nicklausse.

Acte III ou Acte IV
A Munich cette fois, le 3ème amour d'Hoffman, Antonia, est une cantatrice. Comme elle est malade (Mimi??), son père lui interdit de chanter car cela aggrave son mal, et bien sûr elle adore chanter et possède la très belle voix de sa mère qui fit carrière en son temps.
Son père lui a donc formellement interdit de chanter, et l'a séparée d'Hoffman qui l'encourageait (sans en connaître les conséquences) dans cette voie.
Toutefois Hoffman a retrouvé leur trace et vient la retrouver pendant que son père est sorti: ils se jurent un amour éternel et il promet de revenir la chercher demain pour qu'ils se marient.
Sur ce le père rentre et Hoffman se cache, ce qui lui permet d'entendre la conversation du père avec le diabolique docteur et de savoir ce qui attend sa bien-aimée.
Il la persuade aussitôt après d'abandonner le chant, ce qu'elle accepte à grand regret.
Une fois qu'Antonia est à nouveau seule, le docteur lui met en tête qu'Hoffman va se lasser d'elle et qu'abandonner la carrière qui s'offre à elle contre la lessive et 3 marmots c'est une mauvaise affaire. Il fait apparaître la défunte mère pour appuyer son propos (un joli effet de sortie de tableau) et ils chantent tous les 3 en coeur jusqu'à ce qu'Antonia succombe, dans les bras de son père qui venait de rentrer.
Il déchaine ensuite sa colère sur Hoffman, qui est sauvé in extremis par le fidèle Nicklausse.

Epilogue ou Acte V
Retour à la taverne, Hoffmann est soûl et envoie l'amour au diable, décrivant son nouvel amour, Stella, comme ses 3 anciens amours en un: jeune fille, artiste et courtisane.
Stella entre à ce moment-là mais il la repousse et elle repart avec Lindorf.
C'est alors que Nicklausse avoue à Hoffman qu'elle est en fait la Muse de la poésie et lui propose de s'adonner à son art, ce qu'il accepte volontiers.

Conditions:
Il faut bien le dire, les places debouts quand on reste vraiment debout c'est pas génial. D'un autre côté je me méfiais un peu d'Offenbach et Kate était carrément réticente au premier abord, donc on a pris les places un peu tard et il ne restait pas des tonnes de choix (je parle en éliminant la solution "place à £80").
Et même si j'aime beaucoup Kate, je tiens à souligner ses bonnes manières détestables puisque pour la dernière partie (Acte III + prologue) il y avait 2 places à côté, au centre, magnifiques, et qu'elle n'a pas voulu y aller parce qu'il fallait déranger 2 personnes pour s'y mettre. Pah!
Mais j'ai bien aimé quand même, la moitié du temps j'ai compris aussi bien que lorsqu'ils chantent en Italien mais c'était amusant quand même, le jeu de scène était intéressant et après Aïda ça a un côte reposant...
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dimanche 7 décembre 2008

Liste de Noël [mise à jour]

Voilà comme l'année dernière je sors une liste de cadeaux pour les gens en mal d'idées...

En rouge les cadeaux dont je sais qu'ils ne sont plus disponibles. Pour le reste, emailer Mateo et voir avec lui!

Pour le salon:

Des coussins ange et démon (pour le canapé)
Quelque chose pour accrocher les photos soit une corde soit une pochette
Un calendrier (Deux maximum, thème: photos du monde, chats, bébés animaux... Par exemple sur amazon)
Un jeu de société qui joue sur le magétisme

Pour la chambre
Une parure de draps genre ça, ça, ça, ça, ça, ça, ça, ou ça enfin pas forcément ceux-là mais ce genre de choses, coloré, soit à motifs rigolos soit à rayures.

Pour la cuisine:
Un bac à glaçons en forme de Titanic ou en forme de têtes de morts
Des dessous de verres
Des aimants de mots, ou des aimants de mains,

Pour la salle de bain:
Un plateau de bain
Des lumières de bain

Pour les transports: (oui je veux vraiment les intégrales pas les extraits, en revanche si vous voulez les acheter ailleurs, faites)
L'integrale de Don Giovanni
L'integrale de Carmen avec Maria Callas (je ne suis pas spécialement attachée à cette édition, mais Maria Callas c'est obligatoire!)
L'intégrale de La Calisto

Pour le bureau:
Un mug qui dit quand le café est à la bonne température
Des stylos en forme de craie grasse Crayola (c'est l'âge!)

Pour l'ordi et autres gadgets:
Un aspirateur de clavier d'ordi
Un chargeur solaire pour mon téléphone, mon baladeur ou la console de Mateo
Le pense-bête qui s'allume quand on passe devant

Pour sortir:
Aller tripoter les faucons (Datford dans le Kent c'est seulement à 1h30 de la maison)
Un résurrecteur de conversation mourante
Un appareil photo (je ne sais pas si je veux un reflex parce que je voudrais que ce ne soit pas trop hors de prix, c'est surtout pour avoir plus de zoom et un temps de détente qui me sorte pas du flou dès qu'il ne fait plus jour, je ne cherche pas un appareil de "pro" non plus)

Pour rien:
Un titre de lady (c'est très inutile, j'adore!)
Un gadget pour localiser son gamin (moi je le voudrais sur mon trousseau de clefs!)

Voilà!
Pour vous coordonner dépatouillez-vous avec Mateo que je nomme coordinateur en chef!
Et toc!
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lundi 24 novembre 2008

Week-end famille

Retour en France ce week-end, un peu le bordel avec mon histoire de billets que je n'ai pas achetés ensembles pur Mateo et moi, résultat après l'incident dans le tunnel en Octobre ils ont décalé mon train mais pas comme je le croyais et on s'est retrouvés à quitter Londres à 20 minutes d'écart... Et vu les places vides dans mon train, c'était vraiment pour le plaisir de nous emm****!!
Brefle!
Arrivée à Paris Pascale était venue nous chercher avec son amie Pilar, on est rentrés à Villebon.
Samedi matin j'ai accompagné l'équipée sauvage (mamie Huguette, papi Roger, maman) sur son fier destrier (la Panda) dans sa quête (comparer et essayer les modèles de fauteuils releveurs pour papi).
Je suis rentrée à Villebon pour le repas de midi en grand rassemblement Barahona: Pascale et Rodrigo, les grands-parents de Mateo (qui ne sont pas des Barahona mais bon on va jamais s'en sortir si je rentre dans les détails), Silvio et Célina.



En fin d'après-midi je suis allée à Wissous avec Mateo, et moi je suis restée dormir après m'être goinfrée de toast au foie gras et au fromage.
Samedi matin on a bricolé les trucs à faire, comme choisir des cadeaux de Noël, dépannée l'ordi tout ça.
Le midi maman m'a déposé à Antony où on avait une smala de Mériel cette fois, avec Philipe Joëlle et Perrine qui étaient venus. Même que Joëlle m'avait fait changer le parapluie qu'elle m'a offert l'année dernière, car chez Isotoner si tu le casses c'est garanti à vie ils t'en redonnent un... Et ben avec le vent qu'il y avait l'autre fois, hop cassé, et non je ne suis pas une brute contrairement à ce que lui a dit le marchand!
Après on est repassés vite fait à Villebon où j'ai reformaté l'ordinateur de Pascale (...!!!), puis on est partis pour Paris vu que moi j'allais dormir chez Esperanza et Mateo chez son frère (en fait chez Marie-Charlotte, la copine de Silvio, car pour une obscure raison ils ont tous bougé là-bas). On a mangé dans une crêperie et après on est allée Espe et moi chez elle, j'ai bricolé/fait du ménage sur son PC, elle m'a montré son powerpoint et j'ai dormi devant les Experts (en plus c'était des vieux épisodes!)
La nuit a été très difficile vu que j'avais peur de rater le train, je me suis donc réveillée au milieu de la nuit et je voulais savoir l'heure, bien sûr je n'avais pas de réveil, elle n'a pas d'horloge lumineuse chez elle donc je cherchais à tâton son téléphone que je n'ai pas trouvé, après j'ai voulu allumer l'ordi mais bien sûr je ne connaissais pas le mot de passe (même si elle me l'avait dit j'aurais probablement été trop d'équerre pour m'en souvenir!) et finalement je me suis souvenue que j'avais l'heure sur mon ipod... Il était 3 heures du matin...
Autant dire que le "vrai" réveil à 5h45 a été très très difficile...
Après ça encore la galère avec mon billet car il fallait le faire tamponner au guichet, mais cette fois au moins on a voyagé dans le même train...
La journée fut... rude... Je vais me coucher!!!
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vendredi 21 novembre 2008

Opéra: Aïda

Acte I
Comme souvent, les Egyptiens se battent. Cette fois-ci personne ne veut faire sortir les Juifs, ce sont les Ethiopiens qui envahissent!
Radames évidement il ne pense qu'à sa pomme, il se dit "Trop bien si j'étais choisi pour mener nos troupes au combat ça serait la gloire"
Tout ça parce qu'il est amoureux d'Aïda, une esclave Ethiopienne qui est en fait la fille du roi d'Ethiopie, Amonasro, sauf que les Egyptiens ne le savent pas. Donc au passage si l'Egypte est envahie elle ne l'a pas volé vu qu'Amonasro cherche simplement à récupérer sa fille. Bref!
Comme Aïda aime Radames aussi, on pourrait penser que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes (à part que chacun ignore les sentiments de l'autre), mais zut voilà qu'Amneris, la fille de Pharaon est aussi amoureuse secrètement de Radames (quel tombeur!) et trouve son attitude envers Aïda pour le moins suspecte.
Radames est désigné par la déesse Isis (à mon avis par ses prêtres surtout) pour conduire les troupes au combat (et à la victoire cela va de soit!)
Aïda se retrouve donc dans le classique "Quelle conclusion dois-je espérer" puisque l'homme qu'elle aime va combattre ses frères et son père, mais bon les liens du sang finalement c'est peanuts puisqu'elle décide de souhaiter la victoire de Radames.

Acte II
Radames a vaincu les Ethiopiens (ça fait 2 fois qu'ils se font taper eux, il a quelque chose contre l'Ethiopie, Verdi?), mais Amneris, rongée par sa jalousie, fait croire à Aïda qu'il est tombé au combat. Du coup Aïda se lamente et c'est "l'ultima prova!" (ha non pardon c'est dans Don Giovanni ça), Amneris enrage et lui promet de lui faire payer cher de s'ériger en rivale (non parce que tu comprends t'es une esclave donc tu fais un effort, tu aimes un autre mec que moi, c'est quand même fou ces gens qui le font exprès là!).
Arrivée de Radames (sur une chaise à porteurs en forme d'éléphant, c'était génial) et Pharaon promet d'accorder le souhait du vainqueur.
Comme il a ramené des prisonniers et que se trouve parmi eux le père d'Aïda (que tout le monde ignore toujours être le roi ennemi), Radames demande la grâce des prisonniers, mais les prêtres s'y opposent et Aïda et son père restent donc captifs (mais vivants, toujours ça de pris)
Dans un élan de bonté, Pharaon nomme Radames comme son successeur et lui offre la main de sa fille... "Joie"....

Acte III
Tout le monde est en prières, c'est la veille du mariage de Radames et Amneris. Aïda attend dehors car elle a convenu d'un rendez-vous avec le futur Pharaon. Amonasro arrive alors et la persuade (en la traitant de tout et en la reniant comme sa fille si elle refuse) d'obtenir le plan de marche des armées égyptiennes pour la bataille qui se prépare.
Radames arrive et Aïda le convaint de s'enfuir avec elle, et lui demande par où s'enfuir pour ne pas tomber sur l'armée... Ce qu'il lui dit, l'imbécile!
Amonasro sort alors de sa cachette (pourquoi????), mais des gardes arrivent alors ainsi que la princesse, alors Radames se rend aux gardes après avoir protégé la fuite se bien-aimée.

Acte IV
Radames est en prison pour trahison (oh un peu quand même!!).
Amneris se lamente sur la disparition d'Aïda ("ma rivale s'est enfuie!") mais veut quand même sauver Radames qu'elle fait amener.
Elle le conjure de se défendre lors de son procès à venir, ce qu'il ne veut pas.
Elle lui promet de le sauver s'il renonce à Aïda, ce qu'il refuse également.
Furieuse, elle l'envoie se faire voir.
Il est donc jugé, et sans trop de surprise, condamné à mort (enfermé vivant dans une tombe).
Dans un grand moment de logique, Amneris se lamente encore plus et maudit les prêtres qui l'ont condamné jusqu'à la 36000ème génération.
Radames est donc descendu dans la tombe, et voilà qu'Aïda s'y était cachée pour mourir avec lui. Comme c'est triste! (non désolée pas d'empathie sur le coup-là)
De son côté, Amneris pleure et prie Isis mais pas de deus ex machina, le rideau se ferme sur les 2 amants résignés à mourir.


Sinon l'opéra n'était pas le Royal Opera cette fois mais le English National Opera (oui ça fait bizarre comme ça, mais l'un est l'opéra royal et l'autre l'opéra national, ce qui est tout de même différent quand on y réfléchit), et il est beaucoup moins bien, moins confortable, et depuis quand il écrit en Anglais Verdi?
Non sérieux ça m'a fait un drôle d'effet de me taper une version traduite...
Kate est partie après l'Acte I et est restée debout derrière le dernier rang car les sièges étaient tellement serrés qu'elle ne pouvait pas rester assise davantage, j'avais le manteau de ma voisine à moitié sur les genoux, bref si c'est pour être debout et inconfortable autant aller en place debout au ROH pour £7!
Mais c'était bien quand même, c'est juste qu'après cette expérience on a décidé d'un commun accord de ne plus aller qu'au ROH à l'avenir...
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mercredi 19 novembre 2008

Je ne me ferai pas opérer des yeux cette fois-ci...

J'avais commencé par me renseigner et puis je n'étais pas sûre, c'était assez cher et est-ce que je le voulais vraiment...
J'avais regardé Optimax, un centre qui pratique les opérations de ce genre, et voilà qu'ils proposaient une consultation gratuite pour dire si on est apte à l'opération, les résultats qu'on peut espérer, les éventuels problèmes et le prix bien sûr.
J'avais donc pris rendez-vous lundi matin, à 8h30. Comme une andouille j'ai demandé au site du métro, tfl.gov.uk, de me dire comment y aller, en fournissant le code postal puisque la recherche prend au choix un code postal, une station où un lieu connu (chercher big ben doit fonctionner par exemple). Sauf que la particularité du code postal au Royaume-Uni, le code d'une maison n'a pas unique en soi mais unique pour le numéro de la maison et la rue... Or Finchley road est une rue assez longue... Donc après avoir tourné en rond en me demandant si quand je comptais aller au 128 je n'avais pas déliré vu que TFL m'avait envoyé au 870, j'ai fini par prendre un bus qui descendait la rue, et après 8 ou 9 arrêts de bus, j'y étais...!!
Bon à part que l'ophtalmo m'a tué les yeux avec les gouttes pour dilater la pupille et que j'ai failli me perdre alors que c'était à 25 mètres de la station de métro (si on va a la bonne c'est pas loin en fait!), rien de spécial, en revanche le tarif au secours, en plus faut 3 jours pour s'en remettre, oublie!
Sinon cette semaine fut chargée, réception des cadeaux de Noël, valise pour partir ce week-end, rendez-vous chez Boots opticians pour avoir des lentilles (si je fais pas l'opération je peux quand même mettre les lunettes au rebut), achat de pulls pour Mateo...
Bref demain soir je vais voir Aïda, la récompense d'une semaine efficace!!!
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samedi 15 novembre 2008

Dreams Come true Charity Ball

Voilà, c'est fait, mon premier bal de charité!
Tout à commencé parce qu'un des clients de la boîte, cashconverters (un site de vente aux enchères en ligne, genre ebay mais moins gros) a décidé de sponsoriser Dreams Come True
Dreams Come True est une association caritative dont le but est de réaliser les rêves d'enfants gravement malades.
Du coup, les boutiques cashconverters du Royaulme-Uni on donné des objets pour qu'ils soient revendus au profit de DCT sur le site habituel.
Le lancement était début Octobre et l'association nous a donné des invitations pour le bal de charité.

Pour m'y rendre j'ai expérimenté pour la première fois les joies de la Piccadilly line un samedi soir: d'habitude le samedi soir je larve ou on sort "local", aux pub d'Askew road, mais je n'avais encore jamais pris le métro.
Aaaaaaaaargh!
Encore j'ai eu de la chance, comme je suis montée à Hammersmith j'étais assise et en garant bien mes pieds du milieu j'ai réussi à sauver mes chaussures (les noires avec le noeud derrière que j'ai achetées chez Schuh) et mes pieds.
Mais il y avait un monde de fou!!! Plus de la moitié des gens restaient sur le quai à partir d'Earl's Court! Du jamais vu pour moi, le matin tout le monde ou presque arrive à rentrer!
Arrivée à Picadilly Circus j'ai descendu Regent Street pour aller sur Pall Mall et comme on peut le voir sur la photo je me grillait une clope... Comme on ne peutt pas le voir sur la photo, j'écoutais Don Giovanni sur mon i-pod.


Mais cette soirée m'a donné l'occasion de découvrir de nombreuses choses:
D'une part, "black tie" sur une invitation, ça ne veut pas dire "cravate noire" comme je l'ai cru mais "noeud-papillon noir". Et donc par extension "tuxedo", ou smoking comme on dit en Français (!!!)
Ce qui par la même occasion, si je l'avais su avant, m'aurait sans doute mise sur la voie du type de tenue que je devais mettre...
Directement découlant de cette première découverte, j'appris qu'il eut sans doute fallut que je portasse un autre manteau que mon habitel "biker jacket" en cuir, très chère...
J'ai aussi pu constater qu'absorber la moindre gorgée de vin blanc aurait la conséquence immédiate de faire apparaître une serveuse qui restaurerait l'état "plein" du verre dans les 10 secondes...

Sinon plus généralement, il y avait Tom (le boss) et sa femme, Jonny (l'autre boss) sans sa femme, Laurence et sa copine Sioban (ça se prononce Chevone), Rich (ancien traffic, parti depuis) et sa copine Sarah et un couple d'amis de Tom (ils étaient de l'autre côté de la table, je n'ai pas compris leur noms).

Au milieu c'est Tom, il regarde "Balloon Man" qui a gonflé un immense ballon et qui rentre à l'intérieur. Admirez le lustre en cristal...
On a failli avoir un incident diplomatique parce que Jonny et la femme de Tom sont végétarien, Tom était chargé de le dire mais il a apparemment oublié, donc évidement les serveurs ont commencé à chercher des assiettes en rhab mais il n'y en avait qu'une...
Quelque chose d'amusant c'est qu'ils avaient des "comedy waiters", en gros de faux serveurs qui faisaient les andouilles: un a bu à la bouteille au lieu de servir, l'autre se promenait en chemise à carreaux et salopette en jean et faisait semblant de téléphoner puis faisait bruyamment usage de sa perçeuse, visseuse ou je ne sais quoi sur tout et n'importe quoi... Enfin le dernier faisait des dessins, il m'a dessinée d'ailleurs, de dos puisque qu'il était derrière moi, tout le monde était mort de rire et m'a fait promettre de l'apporter au bureau!

Enfin but de la soirée, j'ai participé à ma première vente aux enchères, d'abord la "silent auction" où on a simplement inscrit sur une feuille une enchère pour des objets et ils les ont ensuite dépouillées pour annoncer le gagnant, puis les vraies enchères, avec le commissaire-priseur qui tapait du marteau et tout et tout.

Une fois que les enchères ont été finies, qu'ils ont mis de la musique, que j'avais trop bu et que la serveur remplissait toujours mon verre, je me suis dit que j'allais arrêter les frais et rentrer avant de ne plus pouvoir le faire...

Ce qui fait qu'une heure plus tard (j'avoue je ne suis pas descendue au bon arrêt de bus, ça m'a un peu rallongée le chemin...) j'étais vautrée devant ma télé à regarder NCIS que Mateo avait gentiment enregistré...

Si c'est pas la belle vie ça... ;)
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dimanche 9 novembre 2008

Escapade à Brighton

Ce week-end nous avions prévu un samedi à Brighton. Pour situer le contexte, Brighton est une ville portuaire au sud de Londres (2h10 de bus), très mignonne.


Le périple donc: le matin direction Victoria coach station pour prendre le bus de la compagnie nationale, la National Express. Pour éviter de se lever trop tôt et aussi parce que je craignais un matin frisquet on prenait le bs de 11h.
Il n'y eu aucun des loupés lamentables déjà rencontrés, je savais où c'était, j'avais imprimé les billets, on était à l'heure (un peu juste après s'être arrêtés pour petit déjeuner mais pas la mort non plus), bref pas d'accroc.
Le chauffeur de bus était très drôle, il avait des consignes de sécurité et autre à donner (comme le fait qu'on doit maintenant mettre sa ceinture pendant le voyage, qu'on est priés de ne pas faire hurler ses écouteurs ou jeter ses saletés dans l'allée) et il a raconté des blagues pour faire passer, à tel point que des gens du bus l'ont pris en photo.

Apres 2h30 (le traffic n'était pas optimal) nous sommes arrivés et bien sur on a commencé par aller voir la jetée. Erreur fatale! Mateo a ainsi decouvert que le match Arsenal vs Manchester United passait au pub... Dans un élan de Je-ne-suis-pas-un-gros-qui-matte-le-foot-au-lieu-de-se-promener, il a dit qu'on reviendrait pour la seconde mi-temps quand on voudrait manger.
A part ca il faisait gris mais pas froid, en revanche la mer était démontée et le vent soufflait bien fort.
On est donc partis visiter le Royal Pavilion, un petit palais (sisi, pour un palais c'est petit!) d'influence Chinoise construit par Georges IV dans l'intervalle 1815-1822 (c'est un petit palais mais c'est long a construire quand même!)

C'était tres sympa, pas donné (£8.50 chacun avec audioguide inclus) mais j'ai trouvé que ça valait le coup. En plus on a fait les débiles avec les audioguides, à synchroniser notre écoute dans chaque salle pour pouvoir se faire des tronches en fonction de ce qu'on entendait.
Ah oui et Mateo a eu un audioguide qui marchait pas pour commencer, connaissant son bol habituel je lui ai dit immédiatement de ne pas chercher quelle fausse manip il avait fait et de simplement le rapporter... Bingo!
Apres ça il m'a fait me depêcher pour aller voir la fin du match au pub et en fait c'était fini car ce qu'on avait vu précédemment c'était déja la 2ème mi-temps... Dommaaaaaaaaaaaaaaage tain j'étais troooop décue!! ^^
Ensuite on s'est promenés dehors, on en a profité pour faire les guignols sur la jetée qui accueille un genre de fête foraine permanente avec gauffres (waffles) et autres bonbons (on notera que Mateo a héroiquement résisté a toutes les sirènes et n'en a pas acheté)
La nuit a commencé à tomber vers 16h mais on a continué notre ballade en ville, on est allés voir Saint Peter church (fermée pour une raison inconnue) puis le Royal Theater et le Brighton Dome (un autre théâtre, juste à côté du Royal Pavilion) et on a trainé dans les rues (d'après Mateo "Mais on dirait trop Galway", mais bon je présume que beaucoup de villes côtières du Royaume Uni nous feraient cet effet-là)
Pour rentrer on s'est pelé de froid dehors car à 17h35 il commençait à faire froid et bien que le bus soit là le chauffeur n'a pas daigné nous ouvrir la porte, super sympa le chauffeur ET BEN C'EST CA VAS-Y RESTE DANS TON BUS J'VEUX MÊME PAS MONTER DEDANS, TON SALE BUS, MONSIEUR! (enfin si quand même!!!)
Une fois à la maison, je me suis honteusement vautrée devant NCIS et même qu'ils repassent les vieux pff abusé même moi je me souvenais de ce qui s'était passé et de qui était le coupable!
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dimanche 2 novembre 2008

Famille suite: Silvio et Marie-Charlotte

Après une période de calme, relatif puisque nous avons notamment déménagé le salon pour placer le canapé en face de sa position habituelle, que j'ai été au pub de départ de ma meilleure amie londonienne Luisa (dont le départ pour Barcelone m'a déprimée) et que je me suis tapé l'expédition au consulat pour faire refaire mon passeport en électronique, nous avons ce week-end la visite de Silvio, le frère de Mateo, avec sa copine Marie-Charlotte.

Ils sont arrivés par l'Eurostar samedi soir, on les a emmenés manger dans le très chic fast food de poulet à côté de la maison (no comment) et ensuite on a fait un billard (que nous avons gagné Mateo et moi malgré quelques magnifiques rentrages de boules blanches de ma part).
Le lendemain matin après avoir dormi comme des gros jusqu'à 10h00 pour moi et 10h30 pour les autres, on a fait petit déjeuner anglais pour les filles, pancakes pour Mateo et petit déjeuner mixte pour Silvio (oeufs et pancakes...)

Ensuite on est allés à Portobello market, je nous ai lamentablement fait aller dans la mauvais direction mais heureusement Silvio et Marie-Charlotte trouvaient le coin sympa donc n'ont même pas ralé. Au marché Marie-Charlotte a acheté une robe et des espèces de jambières (pas sûre que ça s'appelle comme ça mais c'est ce que je vois de plus proche), Silvio un ballon de rugby en cuir pour un pote et Mateo m'a offert une boîte à musique en forme de piano à queue.
Après ils ont aussi trouvé des plaques en métal avec des dessins rigolos (une pub pour Guinness et autres) et on est allés manger au restau mexicain dans lequel on avait fêté le contrat de Mateo l'année dernière. Ha non c'est un Tex-Mex et c'est pas mexicain le tex-mec c'est américain gnagnagna dixit Mateo. ;p
Après on est partis fait du vrai tourisme en allant à Westminster voir "gros Ben". Comme il faisait nuit c'était un autre genre mais toujours aussi joli.

Retour à la maison, thé, jeux de dés et blagues à la Silvio... Après avoir perud (comme dh'abitude) au 300, j'ai joué au 421 avec Marie-Charlotte et je lui ai mis une pâtée mémorable. Oui je lui ai rappelé les règles avant, holala pour qui vous me prennez!!!

Demain ils ont un concert et ils repartent mardi en fin d'après-midi.
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jeudi 23 octobre 2008

Là ci darem la mano...

Je n'arrive pas à croire que j'aie pu penser que Don Giovanni était un opéra comme les autres...
Comment ai-je pu??
Reprenons: l'histoire commence hier soir, désert télévisuel comme tous les mercredis jusqu'à 22 heures, où je m'affale devant Desperate Houswives, feuilleton aux situations improbables mais hilarantes.
Il était donc quelque chose comme 20h30, j'étais fatiguée, et j'avais dans mes onglets firefox ouvert l'intégrale de Don Giovanni au Royal Opera de Londres (cliquez DON GIOVANNI dans la liste de gauche puis cliquez Part 1 en bas), tout frais de cette saison (c'était jusqu'au 4 Octobre).
Je ne l'avais pas vu malgré une vague envie car on ne s'était pas mises d'accord avec Kate en Juillet vu qu'elle avait à ce moment-là une possibilité d'aller travailler en France.
Résultat, fin août il n'était plus question d'espérer une place.
Sans trop de regrets je m'étais consolée en me disant que de toute façon Mozart était un compositeur de musique classique, pas d'opéras, et que c'était sûrement surcôté pour ce que c'était.

Bref, puisqu'il m'était offert de le regarder depuis mon canapé, je me suis dit que j'allais y jeter un oeil... Et je suis restée scotchée!

On entame très fort avec le couplet de Leporello, le valet de Don Giovanni, qui explique qu'il en a assez de servir et qu'il voudrait être un gentilhomme (Notte e giorno faticar).
La musique est magnifique, entrainante, entêtante même, et j'ai commencé à me dire que j'avais été bien sévère avec Wolfgang...

Juste après ces plaintes du valet, on découvre que Don Giovanni s'échappe par la fenêtre d'une maison, une jeune fille, Donna Anna, essaye de l'empêcher de fuir en le traitant de tous les noms, et s'ensuit un duel son père, "Il Commendatore" (le commandant?) et Don Giovanni dont ce dernier sort vainqueur.

Voilà que Don Giovanni entend une jeune fille se lamenter sur son amoureux enfui et décide d'aller la consoler... Manque de chance l'amoureux dont Donna Elvira se plaint n'est autre que Don Giovanni lui même.
Et comme la demoiselle n'est pas totalement une oie blanche, elle est venue pour le faire revenir ou le tuer!
Pour s'extirper de ce mauvais pas, il envoie Leporello lui parler, soit disant pour tout expliquer, et part. Leporello en profite pour expliquer à Elvira qu'elle ne devrait pas le prendre personnellement puisqu'il est coutumier du fait.
S'ensuit une scène drôle et très cruelle à la fois où Leporello fait l'inventaire des conquêtes de Don Giovanni: "En Italy 640, en Allemagne 231, 100 en France, 91 en Turquie mais en Espagne 1003" (Madamina, il catalogo è questo)

Ce qui est annoncé comme la partie 3 (toujours sur le ROH, cliquez DON GIOVANNI dans la liste de gauche puis cliquez Part 3 en bas) de l'opéra est à mon goût un des meilleurs moments, avec la fête de préparation au mariage de Zerlina et Masetto, musique légère et joyeuse, suivie d'une aria grave de Masetto qui comprend bien où Don Giovanni veut en venir en essayant de l'envoyer lui faire la fête dans sa maison et en restant seul avec Zerlina, mais qui ne peut pas y faire grand chose (Ho capito, signor, sì).

Et enfin, l'air le plus célèbre de cet opéra, sans doute pas pour rien, Là ci darem la mano, où Don Giovanni essaye de convaincre Zerlina qu'il veut l'épouser et qu'elle n'a qu'à venir avec lui pour échapper à une vie de paysanne et devenir une Lady (oui c'est à Séville mais je peux dire Lady si je veux...!) est simplement à tomber...
Là ci darem la mano,
Là mi dirai di sì,
Vedi, non è lontano,
Partiam, ben mio, da qui.
(approximativement: Là nous nous donnerons la main, Là tu me diras oui, Viens ce n'est pas loin, Partons mon amour, d'ici)
A chaque fois j'étais devant mon écran (je dis à chaque fois parce que je me le suis repassé plusieurs fois depuis et je le connais par coeur maintenant!) et à chaque fois je me disais en voyant cette scène qu'il pourrait peut-être changer.
Bref, comme disent les Anglais I would have fallen for it, litérallement je serais tombée pour ça, c'est à dire que comme Zerlina je me serais fait avoir...
Mais je vous jure, il a l'air sincère, et puis on peut s'amender dans la vie, la rédemption tout ça... Enfin on ne peut pas chanter aussi bien et avoir un si mauvais fond...??

Si?
On peut?
Bon...

Après je dois dire que j'ai beaucoup moins aimé l'Acte II. Musicalement parlant d'abord, on voit beaucoup Donna Anna et son fiancé Don Ottavio, pour lesquels je n'éprouve qu'une sympathie relative: lui c'est une chiffe molle, toujours à promettre qu'il va aller et tuer Don Giovanni mais on attend pendant tout l'opéra et à mon avis on pouvait attendre longtemps!
Quand à elle, elle est trop raide à mon goût et elle passe son temps à se lamenter sur son sort, si j'étais le fiancé je pense que je le prendrais mal...
De plus, contenu de mes sentiments pour le moins troubles pour Don Giovanni, j'ai eu du mal à me réjouir qu'il soit trainé en enfer sans autre forme de procès...
Oui je sais que c'est un vilain, qu'il a ruiné la vie de je ne sais combien de jeunes filles/ femmes, qu'il est incorrigible, qu'on lui a offert une chance de se repentir et qu'il l'a rejettée... Mais à la fin c'est de la fidélité à ce qu'il est aussi, il a honteusement dragué et été infidèle toute sa vie, et sous prétexte qu'une caillasse le lui demande il doit se repentir?
Mais non!
Il est un salaud par conviction Don Giovanni.
Ou plus exactement, et je tire cette conclusion d'une part du dialogue avec Leporello où il affirme que la fidélité à une femme serait une cruauté envers toutes les autres, et d'autre part de la pièce de Molière où il explique qu'il aime à chaque fois la femme à qui il promet le mariage, mais qu'il fois qu'elle lui cède elle ne l'intéresse plus, Don Giovanni c'est un séduct(u)eur en série.
Et je ne suis pas sûre qu'il prenne la mesure du mal qu'il fait, ou qu'il ait la possibilité de faire autrement.

Mesdames et Messieurs les jurés nous sommes bien d'accord que tuer est mal, et pourtant si l'on n'a pas le choix car sa propre vie est menacée, cela s'appelle de la légitime défense.
Et bien mon client est en état de légitime défense!
Il séduit car il est lui-même séduit, que peut-il faire d'autre pour se défendre?
Il brise des coeurs car le sien est en permanence, brisé par celles qui prétendent être ses victimes!
Oui, Mesdames et Messieurs les jurés! Elles le traitent de félon, mais pourquoi donc?
Après tout puisqu'il est un si vilain sujet pourquoi ne pas le laisser aller et s'estimer heureuse de ne pas être vraiment mariée à un affreux personnage de cette sorte?
Mais Mesdames et Messieurs les jurés, je vais vous le dire: Elles l'aiment!
Parfaitement!
Elles l'aiment encore!
Regardez Donna Elvira qui demande grâce pour lui quand elle craint que Donna Anna et Don Ottavio ne l'exécutent!
Regardez Zerlina, nouvellement mariée et qui pourtant se décide à le suivre pour une simple aria!
Mais quelle aria, Mesdames et Messieurs les jurés! Quelle aria!
Le seul tort de mon client, c'est que lorsqu'il aime une femme, il lui donne plus d'attention et d'amour qu'elle n'en recevra probablement dans toute sa vie!
Et si toutes elles demandent justice aujourd'hui, je suis sûre que pas une d'entre elles n'accepteait de retirer sa plainte s'il lui promettait amour et fidélité!
Moi l'avocat du Diable?
Allons Donna Anna, je sais que mon client à quelques torts à votre égard, même si je me dois de souligner que c'est votre père qui a provoqué mon client en duel, et qu'il s'agissait donc encore une fois de légitime défense, je sais donc disais-je, que mon client à quelques torts à votre égard, mais de là à lui faire outrage il y a un pas que vous venez de franchir et je vais donc demander à ce que vos propos soient rayés par le greffe afin d'éviter que vous n'ayez plus tard une fâcheuse affaire sur les bras.
Allons, Mesdames les jurées, regardez mon client dans les yeux, écoutez le chanter Andiam, andiam, mio bene, a ristorar le pene d'un' innocente amor! et après ça, osez le condamner...

Conclusion: Je retire ce que j'ai dit sur Mozart mais je vais quand même lui écrire pour lui dire qu'il change la fin de son opéra parce que c'est pas moral que Don Giovanni soit expédié comme ça.
Ca donnerait ça "Vous pouvez maintenant voter pour votre fin préférée: Pour ne rien changer tapez 1, pour que Don Giovanni aie droit à un procès équitable en Irak tapez 2, pour qu'il se repente tapez 3, pour qu'il s'enfuie avec son avocate tapez 4."
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dimanche 12 octobre 2008

Retour à Londres, un peu de shopping et du foot :(

Après ce week-end d'anniversaire à la Malle, j'étais... claquée!
En plus de ca ma copine Italienne Luisa a decidé de partir en Espagne definitivement, je suis dégoutée >_<
En plus de ça le son est meilleur que les enceintes de mon ordi, on peut charger la musique dessus depuis un ordinateur ou mettre une carte mémoire dedans directement, et cerise sur le gâteau, la couleur du cône change pendant la lecture!

Oui, la fan de gadget que je suis adore!

Après ça je me suis dit qu'il était temps que je fasse bon usage des bons pour des chaussures que j'ai fait gagner à Mateo: c'était un concours sur Elle, comme moi à cette époque je bossais là-bas je ne pouvais pas m'inscrire j'avais inscrit Mateo.
J'ai dû l'inscrire à au moins 15 concours, avec comme prix des week-ends, des coupons pour du maquillage, pour des fringues (on parle de Elle hein) et pour celui "un an de chaussures Schuh" il a été tiré au sort youhou!
On a donc reçu 12 coupons de £50, et hier je me suis motivée pour aller à Oxford Street chez Schuh acheter ma première paire.
Quelle bonne idée d'y aller un samedi à 15heures, holala...!
La boutique était pleine ça prenait à chaque fois 10 minutes d'obtenir ma pointure dans la paire que je voulais essayer, 1 fois sur 2 il n'y avait pas ou alors on m'apportait une autre couleur....
L'horreur!
Enfin quand on ne paye pas hein...
J'ai d'abord craqué pour une paire de rouges vernies (oui je sais moi et les chaussures vernies) mais avouez que si ce ne sont pas les chaussures de Dorothée dans Le Magicien d'Oz...

Ensuite une paire de sandales noires à ruban que je ne vais probablement pas beaucoup mettre, mais encore une fois elles étaient belles et quand ça ne coûte pas un rond...
Je suis donc ressortie avec 2 paires de chaussures sans avoir rien dépensé, c'était vraiment bon de voir £90 sur la caisse et ne pas sortir ma carte bleue, surtout que je ne me serai jamais achetée des chaussures de ce genre à ce prix-là sinon...
S'il fait beau Jeudi, j'étrenne les noires pour la Bohème!

Après ça Mateo a voulu aller voir England - Kazakhstan au pub... Waooooooow, quaaatre-viiiingt diiiiix minuuuuutes de bonheuuuuuur... :|
Enfin bon ça va, mais j'avoue que j'aurais bien fait autre chose sinon. Pour me venger j'ai cassé les pieds de Mateo en faisant semblant de rien comprendre genre "Hey mais le gars en jaune au milieu il joue dans quelle équipe?", ça ne l'a pas toujours fait rire, je comprends pas... ;p

Sinon Dimanche j'ai riiiiiiien foutu, enfin un minimum de ménage, mais sinon j'ai trainé devant la télé (ce soir ils passaient Ghost), installé mon machin mp3, commencé à convertir les vidéos de l'anniversaire de maman et voilà!
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lundi 6 octobre 2008

50 ans de DMoon

La semaine dernière on est allés au Pradet pour les 50 ans de DMoon: arrivée le jeudi 2 octobre, pile poil comme il fallait, soirée tarot avec mon père et ma soeur (qui avaient eu la bonté de venir nous chercher, car on arrivait vers 15h)

Et maintenant il est temps de révéler la grosse escroquerie de mon blog depuis des semaines: ce qui m'a le plus occupée sur mon temps libre c'est l'organisation de la fête du Samedi soir au gite de Caussol, en coopération avec Georges. Or je me suis bien gardée d'en parler étant donné que ma mère était susceptible d'aller faire un tour ici (rétrospectivement je me dis que je n'aurais pas dû me donner cette peine, elle n'y a pas mis les pieds!)

La première partie de la fête a eu lieu à la Malle le midi: il y a quelques jours Georges avait pensé que maman avait commencé à se douter de quelque chose, j'ai donc produit le plan B qui consistait à faire un premier anniversaire le midi à la Malle avec une poignée de copains, histoire qu'elle croie nous avoir percés à jour!
En plus j'ai honteusement prétendu ne pas avoir été mise dans la confidence avant la dernière minute, à coup de "Mais quel relou ce Georges avec son samedi à la Malle!" ou encore "Non j'ai pas de pull à emporter, c'est pas comme si on m'avait prévenue!" le tout d'un air furibard, ce qui a fonctionné au delà de toutes mes espérances.

Du coup quand on est arrivés et que maman a vu les voitures des copains, elle était contente et en a conclu que c'était ça dont elle s'était doutée!
On a refait un peu de cinéma avec Georges pour faire bonne mesure:
- Oui ben vu comment tu t'y es pris comme un manche, tu m'étonnes qu'elle s'en est doutée!
- Ha mais Claire oui je sais mais bon j'ai fait comme je pouvais, moi..., a-t-il répondu d'un air contrit
(Georges je ne sais pas, mais moi j'étais écroulée de rire intérieurement)

Après avoir testé le hamac offert par ses collègues de l'école
on a fêté ça au champagne, avec Aline et André, Jean-Michel et Josi, mon père et Aurélie.
A noter que mon père s'est perdu car il n'était jamais venu et qu'André ayant pris sa voiture pour aller patrouiller à sa recherche, mon père lui a promis sa reconnaissance éternelle et une place à la droite du père pour cette action (bon j'avoue la place à la droite du père je l'ai inventée, il a promis son habituel "ça sera marqué dans ta colonne crédit")

Question cadeaux, Aline avait tricoté 3 gilets et fabriqué les colliers assortis en vert, bleu et orange, maman était époustoufflée, surtout que les cadeaux int été donnés un par un, à chaque fois elle n'arrivait pas à croire qu'on lui en sortait encore un autre.

Après ça je lui ai donné le collier offert par Lauren, elle était toute émue que Lauren ait pensé à elle, et puis enfin la bague achetée avec une partie des cotisations de tout le groupe.

Après ça, les 4 copains ont trouvé des excuses pour s'en aller (Aline devait aller dîner avec sa soeur, Jean-Michel et Josy étaient occupés à faire une récolte de mûres), et on a honteusement profité que mon père était là pour lui faire dire qu'il voulait aller voir un bidule géologique à Caussol.
Ensuite on a prétendu que nous les djeuns (Aurélie Mateo et moi) on ne voulait pas y aller et qu'on allait faire un tour dans Caussol, on a alors rejoint le gite pour terminer la déco, accueillir les invités etc.

A 18h15 Georges a enfin daigné ramener maman qui pleurait qu'il faisait froid et qu'elle voulait rentrer et l'a amenée au gite...
Elle est tombée sur sa copine hôtesse de l'air Catherine, qu'elle n'a même pas reconnue (en partie parce qu'elle ne s'attendait pas à la trouver là!)
Elle a commencé à se demander ce qui se tramait, puis je suis sortie lui apporter des habits plus "de fête" et on l'a fait rentrer dans la salle où se trouvait tout le monde, même qu'elle a fait sa timide!

Rien à dire de la soirée, tout c'est bien passé, j'ai juste un peu les boules de rien avoir bu pour être en état d'accomplir mon rôle de "manager", mais bon je m'étais fait plaisir à midi alors ça compense, et puis les chansons et sketches préparés par les copains de maman étaient vraiment géniaux.
Résultat aujourd'hui elle est encore à côté de ses pompes (d'après elle mais aussi d'après ses collègues de boulot!)...

Les preuves en images:
2008_10_04_Anniversaire_50_ans_maman

2008_10_04-05_Anniversaire_Maman_Soirée



Les preuves vidéos à venir!
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lundi 22 septembre 2008

Opéra: La calisto

Ce soir c'etait La Calisto, toujours au Royal Opera House.

La Calisto est un opera de Francesco Cavalli dont le "libretto" (en gros le texte) a été écrit par Giovanni Faustini. La première représentation a eu lieu en 1651 à Venise, et apparemment ça n'a pas été très fréquenté. En plus Faustini est mort pendant la première série de représentations, j'ignore si ça a eu un impact.

Histoire
Elle est basée sur le mythe de Callisto dans les Métamorophoses d'Ovide.
Donc Giove (Zeus/Jupiter) qui comme chacun sait est un courreur, voudrait bien batifoler avec Calisto. Le seul problème, c'est qu'elle est une nymphe de Diane, ayant donc fait voeux de chasteté: elle le repousse sans ménagements. Sur ce, Mercurio (Mercure), messager et un peu âme damnée à ses heures perdues, suggère à Giove de se faire passer pour Diana (Diane/Artemis, pas la princesse, nonon) afin que Calisto se laisse approcher (no comment)

Le stratagème est monté et fonctionne comme sur des roulettes.
Là dessus Calisto ayant apprécié la perfomance, se fait toute câline auprès de Diana (la vraie) qui se demande ce qui lui prend et la bannit de sa suite (en plus elle est amoureuse d'un berger donc apparemment pas branchée par les filles).

Calisto se lamente car elle n'y comprend rien et ne voit pas ce qu'elle a fait de mal (!!!)
Pendant ce temps, Pane (Pan), informé par un satyre témoin de la scène entre le berger et Diana, et vexé d'avoir été lui repoussé par cette dernière, tombe sur le berger et "Diana" qui comptait aller retrouver Calisto (ignorant la fureur de sa femme et ses conséquences, bien sûr).
Ils font une scène épouvantable et finalement décident de trucider le berger, que "Diana", conseillée par Mercurio, ne défend guère.
Entre temps Giunone (Junon) est furieuse car elle a appris le fin mot de l'histoire en entendant Calisto chouiner sur son sort: quand "Diana" arrive au rendez-vous, elle change Calisto en ours histoire qu'elle ne soit plus aussi attrayante pour son mari (pas très charitable tout ça)
Giove ne pouvant défaire ce qui a été fait, promet à Calisto de la mettre dans les étoiles quand son temps sur Terre sera terminé: elle deviendra la Grande Ourse.
La vraie Diana va quant à elle courrir à la rescousse de son berger, et décide finalement de le garder en vie plongé dans un éternel sommeil (ne me demandez pas!)



Impressions
La mise en scène est résolument moderne, pas de doute là-dessus: quand Calisto repousse Giove dans l'Acte I, elle lui met tout bonnement des coups de pieds dans les roubignoles!
Et je ne parle pas de l'intrigue mineure de Linfea qui, bien que suivante de Diana, n'est "pas sûre de vouloir mourir vierge" et dont les ébats avec le satyre cafteur sont... graphiques!
Mais c'était très drôle!
De plus la musique passe extraordinairement facilement comme moderne, ce qui est d'autant plus étonnant que les instruments étaient sans doute des répliques des instruments de l'époque, vu leur formes étranges.
On a vraiment passé un super moment, je me tâte pour acheter l'intégrale en CD
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vendredi 19 septembre 2008

Leicester square et Chinatown

Bon ça fait maintenant 4 semaines que je travaille à mon nouveau boulot, il est temps de présenter un peu les environs!

D'abord je vais à Hammersmith. En théorie il y a le bus 266 qui part du coin de notre rue pour aller à Hammersmith mais depuis la rentrée, soir il ne vient pas soit il est plein et ne s'arrête pas, donc la plupart du temps on va à pied (20 mn, quand il commencera à faire froid on en reparlera...)
Une fois à Hammersmith je prends la Piccadilly line jusqu'à Leicester Square


Ensuite je passe le long de Chinatown


Devant mon restau préféré


Et "the shit shop", pour une raison inconnue mes collègues l'appellent comme ça mais il y vont plus d'une fois par semaine, incompréhensible...


Et enfin j'arrive dans Litchfield Street où se trouve mon bureau (non pas chez le coiffeur, la porte qu'on voit à droite permet de monter dans les étages)




Toutes les photos de ma virée de touriste (la honte ce matin à prendre des photos de tout et nimporte quoi comme un groupe de touristes japonais!!)
From 2008_09_19_Leicester_Square
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