Histoire
Elle est basée sur le mythe de Callisto dans les Métamorophoses d'Ovide.
Donc Giove (Zeus/Jupiter) qui comme chacun sait est un courreur, voudrait bien batifoler avec Calisto. Le seul problème, c'est qu'elle est une nymphe de Diane, ayant donc fait voeux de chasteté: elle le repousse sans ménagements. Sur ce, Mercurio (Mercure), messager et un peu âme damnée à ses heures perdues, suggère à Giove de se faire passer pour Diana (Diane/Artemis, pas la princesse, nonon) afin que Calisto se laisse approcher (no comment)
Le stratagème est monté et fonctionne comme sur des roulettes.
Là dessus Calisto ayant apprécié la perfomance, se fait toute câline auprès de Diana (la vraie) qui se demande ce qui lui prend et la bannit de sa suite (en plus elle est amoureuse d'un berger donc apparemment pas branchée par les filles).
Pendant ce temps, Pane (Pan), informé par un satyre témoin de la scène entre le berger et Diana, et vexé d'avoir été lui repoussé par cette dernière, tombe sur le berger et "Diana" qui comptait aller retrouver Calisto (ignorant la fureur de sa femme et ses conséquences, bien sûr).
Ils font une scène épouvantable et finalement décident de trucider le berger, que "Diana", conseillée par Mercurio, ne défend guère.
Entre temps Giunone (Junon) est furieuse car elle a appris le fin mot de l'histoire en entendant Calisto chouiner sur son sort: quand "Diana" arrive au rendez-vous, elle change Calisto en ours histoire qu'elle ne soit plus aussi attrayante pour son mari (pas très charitable tout ça)
Giove ne pouvant défaire ce qui a été fait, promet à Calisto de la mettre dans les étoiles quand son temps sur Terre sera terminé: elle deviendra la Grande Ourse.
La vraie Diana va quant à elle courrir à la rescousse de son berger, et décide finalement de le garder en vie plongé dans un éternel sommeil (ne me demandez pas!)
Impressions
La mise en scène est résolument moderne, pas de doute là-dessus: quand Calisto repousse Giove dans l'Acte I, elle lui met tout bonnement des coups de pieds dans les roubignoles!
Et je ne parle pas de l'intrigue mineure de Linfea qui, bien que suivante de Diana, n'est "pas sûre de vouloir mourir vierge" et dont les ébats avec le satyre cafteur sont... graphiques!
Mais c'était très drôle!
De plus la musique passe extraordinairement facilement comme moderne, ce qui est d'autant plus étonnant que les instruments étaient sans doute des répliques des instruments de l'époque, vu leur formes étranges.
On a vraiment passé un super moment, je me tâte pour acheter l'intégrale en CD Lire la suire



