vendredi 9 janvier 2009

Mama mia! Turandot!

Lundi 5/01 : Mama mia
C'était mon cadeau d'anniversaire de la part de Mateo!
Je l'avais déjà vu avec Espe en 2006 mais j'avais bien aimé alors il a repris des places :D (beaucoup mieux d'ailleurs, on n'avait pas les moyens il y a 2 ans!)
Tout commence par les préparatifs d'un mariage.
Là où ça se complique, c'est que la mariée ne sait pas qui est son père, et que ça ne lui convient pas.
Elle va donc retrouver le journal de sa mère quand elle avait son âge et y découvrir qu'elle était amoureuse d'un garçon en vacance sur l'île (quelque part en Grèce) qui devait se marier et qui est donc rentré chez lui.
Elle s'est donc consolée dans les bras d'un autre... Puis d'un autre!
Comme le dit le synopsis: Une mère, une fille, 3 papa potentiels!
La future mariée va donc simplement les inviter tous les 3!
Thank you for the music

Autres personnages hauts en couleurs, les 2 copines déjantés (gauche et milieu) qui n'ont pas oublié leur jeunesse toutes les 3 ensembles.
Dancing Queen

Moment de tendresse entre la mère et la fille sur une très jolie chanson, littéralement "Elle me glisse entre les doigts à chaque fois"
Slipping through my fingers all the time

Un de mes moments préférés (à cause de la chanson), celui où la copine croqueuse-d'homme-bien-conservée-qui-peut-encore-séduire se moque du djeuns qui la drague ("Est-ce que ta mère est au courant?", sous-entendu que tu sors et que tu dragues)
Does your mother know

Enfin bref, du ABBA tout le long, les plus grands tubes, même celui que je n'aime pas (ci-dessous)!
Super trouper

Jeudi 8/01: Turandot
Dans un registre plus "sérieux" Kate et moi avions sélectionné Turandot comme opéra du mois (ce n'est pas fait exprès mais pour l'instant on est allées exactement une fois par mois à l'opéra)

J'ai été absolument bluffée par les décors qui étaient très réussis comme d'habitude, mais parfaitement appropriés et très originaux.
Il n'y a pas eu de lever de rideau car ils avaient mis 5 bandes verticales de tissu rouge qu'ils ont décrochées en tirant pour marquer le début.

J'avais lu des critiques d'opéras de l'époque disant que la musique était nulle, que Puccini n'avait pas réussi à saisir la vraie âme de l'histoire et que sa musique était sans grâce... Je me contenterai de faire remarquer que l'histoire a retenu Turandot et pas le nom du critique... ^^
En tout cas moi, les petits accords à la Chinoise j'ai trouvé ça excellent!

Et élément important, j'avais une paire de jumelles offerte par Pascale, haha j'ai pu voir comme le héros était en fait trop vieux pour le rôle, fendard!

Mais venons-en à l'histoire!
Turandot est, comme notre opéra précédent Les contes d'Hoffman, inachevé: lorsque la première a lieu en 1926 à la Scala de Milan, Puccini est décédé depuis 1 an et demi, et c'est Franco Alfano qui a fini l'opéra. A mon avis, c'est fort dommage...

Acte I
Turandot est la fille de l'Empereur de Chine, et elle a promis d'épouser l'homme qui pourra répondre à ses 3 énigmes. En revanche s'il échoue il sera décapité.
Le Prince de Perse est le dernier en date à avoir tenté sa chance et il doit être exécuté au lever de la Lune.
Dans la foule se trouvent un vieillard et une jeune fille, qui s'avèrent être Timur le roi déchu du Tartare (conquis par la Chine) et son esclave Liù.
C'est alors que son fils le reconnait et ils célèbrent leurs retrouvailles jusqu'à ce que le Prince pose les yeux sur Turandot... Et là, c'est le drame: coup de foudre et il décide de tenter sa chance avec les énigmes.
Rien de ce que son père et la jeune esclave, secrètement amoureuse de lui, pourront lui dire ne le dissuadera, et il sonne le gong qui marque la challenge.

Acte II
L'empereur, comme la plupart des Chinois, n'est pas vraiment ravi du vœu de Turandot et du nombre de personnes à qui il a déjà coûté la vie, il tente donc à son tour de dissuader le Prince.
Turandot explique alors que c'est l'âme de la Princesse Lo-u-Ling, son ancêtre, qui a été violée et tuée par un vilain envahisseur, qui commande ses actions (ouais ouais, et l'opium aussi!)
Elle lui donne donc la première énigme "Qu'est-ce qui nait chaque nuit et meurt à l'aube?", à quoi le Prince répond "l'Espoir".
"Qu'est-ce qui est rouge et chaud comme une flamme mais qui n'est pas du feu?" : "le sang"
Turandot est mécontente que le Prince ait répondu et présente la dernière énigme: "Qu'est-ce qui est comme la glace mais qui brûle comme le feu?", et après réflexion le Prince déclare "Turandot"
Et là Turandot, qui a bien compris le principe d'un vœux, vient pleurer la misère à son père pour ne pas être obligée d'épouser le Prince... Ha ouais pour décapiter les autres y'avait du monde, mais pour respecter sa part du marché, hop plus personne! Malhonnête!
Comme l'Empereur ne l'entend pas de cette oreille, c'est finalement le Prince qui lui propose une énigme: si elle a trouvé son nom avant l'aube, il mourra, sinon elle sera sa femme.

Acte III
Encore une fois cette sale tricheuse fait appel à tout son peuple et leur promet de tous les tuer s'ils n'amènent pas le nom du Prince avant le lever du soleil.
Du coup tout le monde s'affole et essaye d'obtenir le nom du Prince en lui offrant des femmes et des richesses.
Comme ça ne fonctionne pas, Liù et Timur, qui ont été vus en train de lui parler, vont être torturés. Pour épargner Timur, Liù dit qu'elle est la seule à connaître son nom et résiste à la torture ("Princesse c'est l'amour [qui me donne cette volonté]") avant de voler la dague d'un soldat et de mettre fin à ses jours.
Timur menace la foule des représailles du Ciel suite à la mort de l'innocente.
Le Prince dit à Turandot qu'elle est cruelle, puis lui roule un gros patin
Cette scène est la dernière de la version de Puccini (Giaccomo t'avais pas pris tes gouttes?).


Ajout d'Alfano
Après le baiser, Turandot est prise d'amour pour le Prince.
C'est la-men-table! Comme a dit Kate après "Indeed that's how it is? I'll think about it next time I'm chatting someone up!" = Ah bon c'est comme ça que ça se passe? J'y penserai la prochaine fois que je draguerai quelqu'un!
Mais le pompom c'est que du coup, elle lui demande de ne rien demander de plus et de partir. Hum hum hum... No comments!
Alors le Prince lui révèle lui-même son nom pour prouver son amour: Calaf, fils de Timur.
Turandot l'emmène alors devant l'Empereur (alors que le jour se lève) et annonce "Je connais son nom, il s'appelle L'Amour"

....

NO COMMENTS!!!

Mais à part cette fin tirée par les cheveux, c'était vraiment très très bien, une bonne semaine donc, de la musique pleins les oreilles! (sans parler de Don Giovanni à fond dans mon casque au boulot, pitoyable tentative pour masquer le bruit du marteau-piqueur dans la rue...)

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