jeudi 18 juin 2009

Opera: La Traviata

Cette fois, Kate ayant lâchement refusé de venir (sous prétexte qu'ils le jouent presque tous les ans et qu'elle l'a déjà vu), j'y suis allée toute seule.
Par peur de mourir d'ennui pendant les entractes, j'avais un livre (comme toujours) et j'ai acheté le programme...
Alors le programme franchement... Y'a quand même beaucoup de pub. Maman dit que je suis dure parce qu'il a aussi des textes sur la pièce et qu'apparemment il y a pire, mais enfin moi pour £6 j'étais un peu déçue!
Ca m'a quand même permis d'apprendre que la Dame aux Camélias est un roman de Dumas fils, qui est bien moins nuancé que l'opéra de Verdi: sa dame au camélias est une "courtisane", avec tout le mépris qu'une classe bourgeoise bien pensante peu mettre à l'époque dans ce mot, et la condamne sans ambages sur le plan moral.
Ce qui est grotesque c'est de le petit Dumas écrit ce roman en s'inspirant de sa liaison avec Marie Duplessis, courtisane en vue et précédemment maitresse de son père...
Alors pour les leçons de morales, je me permettrai de douter du fait qu'il soit très bien placé...
Verdi crée La Traviata sur un coup de tête, après avoir vu l'adaptation théâtrale du livre (il faut savoir que la censure étant passée par là, la pièce est bien édulcorée)
Verdi aussi vit maritalement avec une jeune femme, Giuseppina Strepponi, qui est cantatrice d'opéra et a 2 enfants d'une liason précédente. Shocking me direz-vous! En effet la liaison est fort mal vue, en particulier par la famille de Verdi. Cependant, contrairement à Dumas, Verdi épouse finalement sa maitresse, mettant fin à l'illégimité de leur liaison


Acte I
La scène commence chez Violetta Valery, "une demi-mondaine" qui donne une fête.
Au cours de la soirée, son ami Gaston lui présente Alfredo Germont.
Après que tous les invités, guidés par Alfredo, ont porté un toast ("Libiamo ne' lieti calicié"), celui-ci déclare sa flamme à Violetta, qui lors d'un duo ("un di, felice, eterea") se laisse prendre au jeu de l'amour après y avoir renoncé...

Acte II
Le rideau se lève sur la vie d'Alfredo et Violetta dans leur maison à la campagne.
Alfredo apprend par Annina, la femme de chambre, que Violetta vend toutes ses posession pour subvenir à leurs besoins. Honteux, il part à Paris pour trouver de l'argent de son côté.
Restée seule, Violetta reçoit la visite du père d'Alfredo, Giorgio Germont. Celui-ci lui reproche cette union qui déshonore sa famille et l'accuse de dilapider les biens d'Alfredo. Comme elle a la preuve que c'est elle qui pourvoit à leur train de vie, Giorgo évoque alors le mariage de sa fille, retardé par le scandale que la liaison de son frère cause (encore uen famille de collets montés!). Il lui demande donc de renoncer à cette liaison, et Violetta finit par y consentir. Elle laisse une lettre de rupture à Alfredo et part à la fête de Flora, son amie, à Paris.
Alfredo trouve la maison vide, et malgré les remontrances de son père, jure de se venger de l'affront.
Lors d'une autre réception de Flora, Alfredo arrive seul, tandis que Violetta est au bras du Baron Douphol, son ancien amant. Après une partie de jeu où il gagne contre le baron, Alfredo appelle les invités et déclare qu'il veut, devant témoin, rembourser à Violetta l'argent qu'elle a dépensé pour lui. Il jette ses gains de jeu aux pieds de Violetta. Les invités sont scandalisés par son attitude, tout comme son père qui vient d'arriver et le lui fait savoir devant toute l'assistance (facile pour le père qui sait les vraies raisons de la rupture!)

Acte III
Violetta est gravement malade, et ses jours sont comptés... Elle est dans son appartement parisien, soignée par Aninna. Elle lit et relit la Lettre de Giorgio qui relate qu'il a raconté toute la vérité à Alfredo et que ce dernier va venir la voir. Le docteur Granville vient la voir et annonce à Aninna qu'elle ne passera pas la journée.
Quand Giorgo et Alfredo arrivent, elle a un regain d'énergie et se croit sauvée, seulement pour mourir dans les bras de son amant

Conclusion: Une belle production à mon goût, avec de très jolis décors (salle ronde avec escaliers autour par lesquels les invités sortent lors de la fête et grandes persiennes de l'appartement du dernier acte avec le "jour" qui filtre à travers)

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