jeudi 9 juillet 2009

Oasis au Wembley Stadium

Aujourd'hui pour finir ma semaine overbookée, c'était le concert d'Oasis à Wembley. On a adoré évidemment!


Ils ont joué 4 chansons de l'album que je préfère, "Morning Glory", "Champagne Supernova", "Wonderwall" et enfin "Don't look back in anger", ma préférée
J'ai même filmé un peu, la qulité est lamentable car le micro n'est pas terrible vu que c'est un appareil photo et pas une caméra, en plus les mecs devant nous chantent très fort, mais enfin c'est pour le souvenir

Because mayyyyyyyybeeeeeeeeeeee
You're gonna be the one that saves meeeeeeeee
And after aaaaaaaaaaaaaaaaaall
You're my wonderwaaaaaaaaaaaaaall
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mercredi 8 juillet 2009

Opera: Un ballo in maschera

Etait-ce parce que j'avais vu le Barbier hier et que j'avais adoré? En tout cas j'ai trouvé cet opéra et cette performance bien en dessous de tout ce que j'ai vu à l'opéra de Londres (tu m'as beaucoup décue Verdi!)

Comme quoi, des fois quand des oeuvres sont considérées comme mineures c'est pas pour rien...
Je suis tellement verte que j'ai même pas trop envie de raconter, alors je vais bâcler ça vite fait!
L'histoire se déroule au choix en Suède ou a Boston, selon les versions
Acte 1
Ricardo le gouverneur de Boston (ou Gustave III de Suède) consulte la liste des invités pour son bal masqué à venir. Il se réjouit de la présence d'Amelia, celle pour laquelle son coeur soupire, la femme de son ami et conseiller Renato.
Renato arrive pour persuader Riccardo qu'une conspiration se monte contre lui, mais Riccardo n'en a cure.
Un juge vient alors demander que la sorcière/ voyante Ulrica soit bannie, mais Oscar le page de Riccardo, prend la défense de l'accusée (très jolie aria "Volta la terrea", Oscar est joué par une soprano)
Riccardo décide de se rendre sur place, déguisé, pour voir de quoi il retourne.
Chez Ulrica on nous a fait la voyante, bon voilà voilà
Amelia vient pour demander à la sorcière comment se débarrasser de l'amour qu'elle ressent pour Riccardo, et elle est envoyée chercher une herbe qui pousse au pied du gibet. Riccardo, caché, a entendu le conseil et décide de suivre Amelia dans son expédition.
Quand la foule revient, Riccardo demande à Ulrica de lire son avenir, et celle-ci lui annonce qu'il va mourir assassiné par le prochain qui lui serrera la main. Renato, qui vient d'entrer, serre la main tendue facétieusement par Riccardo, ce qui permet à se dernier de se moquer de la prédiction de la voyante en argant du fait qu'il s'agit de son meilleur ami et conseiller.
Acte 2
Amelia arrive pour cueillir ses herbes quand Riccardo la retrouve et ils chantent leur amour pendant 2 plombes (oui j'ai trouvé ça looooong!)
Renato arrive pour prévenir Riccardo de s'échapper car les conspirateurs qui en veulent à sa vie arrivent, et Amelia se voile précipitement pour éviter d'être reconnue par son mari.
Riccardo n'accepte de s'échapper qu'à la condition que Renato reconduise Amelia en ville sans rien lui demander.
Les conspirateurs arrivent et une lutte s'ensuit au cours de laquelle Amelia est dévoilée et reconnue de tous. Renato en déduit qu'elle a une aventure avec Riccardo et demande aux conspirateurs de passer chez lui le lendemain.

Acte 3
Renato va tuer Amelia pour la punir de l'avoir trompé. Celle-ci proteste de son innocence en vain: elle ne peut arracher que la permission d'aller embrasser son fils avant de mourir. Pendant ce temps, Renato réfléchit et pense finalement que c'est Riccardo qui doit mourir.
Samuel et Tom, chefs de la conspirations arrivent et Renato demande à les rejoindre, promettant son fils en otage pour prouver sa sincérité. Ils font tirer au sort le nom de celui qui tuera Riccardo par Amelia, et c'est Renato qui est désigné pour accomplir la tache lors du bal.
De son côté, Riccardo, déchiré entre l'amour et l'amitié, décide de renoncer à son amour pour Amelia et écrit l'ordre qui la renvoie avec Renato en Angleterre.
Il explique sa décision à Amelia pendant le bal et ils sont en train de se dire adieu quand Renato poignarde Riccardo.
Frappé à mort, ce dernier révèle qu'Amelia n'a jamais trompé son mari, et il meurt en pardonnant aux conspirateurs (c'est beau!)
Mon avis
Déjà, Verdi il cherche un peu trop à faire "grand" avec du "petit" des fois. D'accord au début il écrit un opéra sur l'assasssinat de Gustave III de Suède, mais à force de censure, ça finit par être un vulgaire gouverneur aux US (bon de Boston d'accord, mais bon un gouverneur c'est pas aussi glamour qu'un roi, désolée!), en plus sa sorcière elle sort d'où? Elle est là au premier act et puis hop elle disparait, franchement pour mettre le gouverneur et Amelia dans une situation compromettante c'était pas la peine d'aller chercher de la sorcellerie! Bref!
Après ça, musicalement j'ai pas trouvé ça extraordinaire, j'ai aimé Oscar qui avait 2 arias sympathiques et une jolie voix à mon goût, et pour le reste j'ai trouvé ça quelconque. Pas nul, même pas mauvais, juste moyen, et ça c'est pas assez ^^

Conclusion
"On dit que l'opéra ne supporte pas la médiocrité, c'est faux! L'opéra supporte la médiocrité, la preuve!" :(
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mardi 7 juillet 2009

Opera: Il barbiere di Siviglia

Encore une fois abandonnée par Kate, je suis allée voir le barbier de Seville, toute seule, avec une place debout, tout pour plaire en résumé... Et je me suis éclatée!

Il barbiere di Siviglia, aussi appelé L'inutile precauzione (la précaution inutile) et un opera buffa (opéra bouffe) de Gioachino Rossini.
Le livret est basé sur la comédie de Beaumarchais "Le Barbier de Séville", et il s'agit du 3ème opéra composé à partir de cette histoire... Malheureusement pour Giovanni Paisiello et Nicolas Isouard, c'est sans conteste Rossini qui l'emporte avec le temps, et c'est son opéra auquel on fait maintenant référence sous le titre "Le Barbier de Séville".

Rossini
C'est le premier opéra de lui que je vois et c'est une révélation! Il fait une entrée remarquée dans mon top opéra, en deuxième place juste derrière Mozart.
Il est connu pour sa rapidité à composer, et même si je dirai volontiers comme Alceste "Voyons Monsieur, le temps ne fait rien à l'affaire!", j'avoue que 3 semaines pour écrire tout un opéra, ça me bluffe.

L'histoire de la pièce
A l'époque, la pemière, le 20 février 1816 au Teatro di Torre Argentina de Rome, est un fiasco. On pense que des supporters de Spontini, compositeur rival de Rossini, ont sifflé pour entrainer le reste du public: en effet, la deuxième performance ayant été un triomphe. Pour la petite histoire, la pièce de Beaumarchais a elle aussi connu une première mouvementée pour fnalement se transformer en succès avant la fin de la première semaine.
Il sagit du premier opéra italien joué aux Etats-Unis, en 1825, et c'est depuis le 5ème opéra le plus joué là-bas... Un vrai "hit"!


L'action se déroule à Séville, au XVIIème sciècle
Acte 1
Scène 1: Sous les fenêtres de Rosina, Lindoro fait jouer la sérénade dans l'espoir de faire apparaitre la belle. Le pauvre étudiant est en vérité le Comte Alamaviva, qui souhaite que la jeune fille l'aime pour lui même et pas pour son titre
C'est alors qu'il se désespère devant la fenêtre fermée que Figaro fait son entrée, chantant la célèbre aria "Largo al factotum della città" (j'étais déjà en plein trip à ce moment-là, Figaro ci Figaro la...!)
Etant un ancien serviteur du Comte, c'est naturellement que ce dernier lui demande assistance pour voir sa belle, donnant lieu à un duo très amusant ("All'idea di quel metallo") dans lequel Almaviva soupire pour Rosina et Figaro après la récompense promise pour ses services.
Le premier conseil de Figaro est que le Comte se déguise en soldat et se présente avec un billet de logement, tout en feignant l'ivresse pour être moins soupçonné.
Scène 2: Rosina se lamente sur l'enfermement qu'elle subit et les soupçons de son tuteur (qui au final n'étaient pas sans objet, comme quoi, pour citer mon père citant Desproges "C'est pas parce qu'on est parano qu'on n'a pas d'ennemis")
Encore une aria magnifique, de plus l'actrice (ou chanteuse? On dit quoi pour l'opéra tiens?) s'était cassé la jambre et était dans un fauteuil roulant. Ce qui aurait pu tout gâcher a en fait été magnifiquement intégré, donnant plus de poids à ses lamentations, on aurait pu croire que le rôle avait été écrit pour une unijambiste.
Bartolo, son tuteur, averti par le maitre de musique véreux, Basilio, de la présence à Séville du Comte Alamaviva, dont la passion pour Rosina est connue du tuteur (mais pas de Rosina)
S'ensuit une scène très amusante où Basilio explique qu'il va utiliser la calomnie pour perdre Alamaviva de réputation à Séveille ("La calunnia è un venticello", la calomnie est un souffle/ une brise)
Revient Rosina, accompagnée de Figaro: il tente de la convaincre d'écrire une lettre pour assurer Lindoro de ses sentiments, lettre qu'elle a en vérité déjà écrite.
Sur ces entrefaites arrive Alamaviva/ Lindoro déguisé en soldat saoul, auquel Bartolo présente un papier l'exemptant du devoir d'héberger les régiments de passage, que Lindoro déchire sous les yeux ébahis du docteur. Ils se battent et la garde, attirée par le bruit, est sur le point d'arrêter Lindoro quand celui-ci se fait connaitre à l'officer.
Bartolo et Basilio sont désemparés devant l'impunité dont jouit le soldat.

Acte 2
Scène 1: Almaviva/ Lindoro est cette fois déguisé en maître de musique et prétend être le remplaçant de Basilio, malade.
Bartolo est très supicieux, et le Comte se voit obligé de gagner sa confiance en lui donnant la lettre de Rosina, prétendant que Lindoro est un servant d'Almaviva, qui poursuit les femmes pour le compte de son Maître (il les poursuit pour le compte du Comte, vous suivez ou vous avez votre compte?)
Il est rasé par Figaro pendant que Lindoro et Rosina utilisent la leçon de musique pour planifier de s'échapper ensemble.
L'entrée de Basilio vient alors déranger un stratagème qui fonctionnait bien: Almaviva/ Lindoro donne une bourse à Basilio pour qu'il confirme ses dires, ce qui fonctionne dans un premier temps, mais sera le détail qui permettra à Basilio de comprendre qu'il est Almaviva.
Bartolo envoie chercher Basilio une fois que Figaro et "le maître de musique" sont partis, et apprenant ces faits décide de faire rédiger le contrat de mariage pour épouser Rosina.
Grace à la lettre, il convainct Rosina que Lindoro lui a menti et ne l'a courtisée que pour la donner au Comte.
Celle-ci, furieuse d'avoir été trompée, révèle qu'ils doivent venir la chercher le soir même dans sa chambre et le Docteur décide de faire croire à un cambriolage pour les faire arrêter.
Scène 2: Quand Figaro et Almaviva arrivent dans la chambre, ils sont très mal reçus par Rosina: le Comte dévoile alors son identité, ce qui apaise la jeune fille. Pendant qu'ils roucoulent, Figaro essaye désespérement de les décider à se dépêcher, avant que quelqu'un ne vienne.
Evidemment, quand ils se décident enfin, l'échelle a été enlevée.
Arrivent alors le notaire et Basilio. On donne à Basilio le choix entre être témoin pour le mariage ou recevoir 2 balles dans la tête... Etonnement, peu de réflexion est nécessaire à l'ancien allié de Bartolo, et le mariage est signé entre les 2 amoureux.
Bartolo arrive alors, trop tard à son grand dam, et il se console de savoir qu'il peut conserver les biens de Rosina, le Comte ayant épousé la jeune fille pour elle même et non pour sa dot... (c'est beau)


Mon avis
Entre les décors originaux et bien pensés, les costumes amusants et l'anecdote du pied cassé, je pense que j'avais tous les ingrédients pour passer une bonne soirée.
Pour couronner le tout, comme je l'ai déjà dit, je trouve le style de Rossini absolument fabuleux, et j'ai donc passé un excellent moment, aussi bien que Lohengrin, mieux que des opéras pourtant considérés comme des pièces maitresses comme La Bonhème ou la Traviata. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, je ne crache pas sur Verdi et Puccini, mais je les place pour l'instant sans hésitation derrière Mozart Rossini et Wagner (le triplé gagnant)
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